On nous avait prévenus avant qu’on débarque ici: «Bordeaux, c’est le nouveau Paris!» Faux: la préfecture de Nouvelle-Aquitaine est tellement mieux… Sortie métamorphosée de dix ans de grands travaux, la métropole affiche ses esthétiques séduisantes et une vie culturelle dynamique jouée entre clubs à vif ou tiers-lieux fabuleux. Odezenne et Th Da Freak défendront ses couleurs au Paléo.

«Ici, c’est un peu la Californie française, prévient Alix Caillet, cofondateur d’Odezenne. Il n’y a pas de violence notoire et dès qu’il y a du soleil, les terrasses sont pleines. Quand on joue dans des villes au climat moins clément ou aux réalités sociales plus dures, ça nous rappelle combien Bordeaux est inscrit dans une sorte de zone magique.» Transformée par le vaste plan de réaménagement urbain engagé par l’ancien maire Alain Juppé, la «belle endormie» est au cœur d’un buzz formidable. «Il y a vingt ans, c’était l’une des villes les moins chères de France et qui possédait l’une des pires images: riche et snobe, anthracite et ennuyeuse, se souvient le journaliste et musicien Guillaume Fédou. Maintenant qu’une partie des bâtiments du centre ont été thermo-gommé, elle a un côté Eurodisney.»