L'incendie qui a touché samedi matin la cathédrale gothique de Nantes est désormais «circonscrit», ont indiqué les pompiers vers 10 heures du matin. «Les dégâts sont concentrés sur le grand orgue qui semble être entièrement détruit. La plateforme sur laquelle il se situe est très instable et menace de s'effondrer», a dit le directeur départemental des pompiers, le général Laurent Ferlay, lors d'un point presse.

Les dégâts occasionnés ne peuvent être comparés aux incendies de Notre-Dame de Paris en avril 2019, à celui de cette même cathédrale en 1972 ou encore Saint-Donatien à Nantes en 2015, a-t-il précisé. «Je voudrais souligner que suite à l'incendie de 72, la toiture a été refaite en armature béton», a-t-il encore ajouté.

Tôt le matin, les pompiers ont été alertés «par des passants qui voyaient des flammes derrière la rosace» de l'édifice gothique du XVIe siècle située au centre ville de Nantes. Un épais panache de fumée noire s'échappait de l'énorme vitrail de la façade de l'édifice et s'élevait au-dessus du centre ville. 60 pompiers ont été mobilisés dans un premier temps, un chiffre porté à plus de 100 par la suite.

Plusieurs personnalités politiques françaises avaient réagi dans la matinée, à l'instar du Premier ministre Jean Castex, qui a indiqué qu'il se rendrait sur les lieux dans l'après-midi. «En pensée avec nos sapeurs-pompiers mobilisés courageusement pour circonscrire l'incendie de la cathédrale de Nantes. Je les assure de mon soutien et de ma profonde gratitude. Aux Nantais, dont je partage l'émotion, je veux dire ma solidarité», a écrit le chef du gouvernement sur Twitter.