«Veux-tu aller en Suisse chez la Marraine?» Lorsqu’il répond par l’affirmative à cette question de sa mère, Jean-Pierre Richardot ne se doute pas que cette première grande décision aura une influence déterminante sur son parcours professionnel. Il a alors 13 ans et, en ce mois de juin 1942, se sent faible, car affamé. Quitter la France en guerre lui semble être une évidence – d’autant plus qu’il avait déjà séjourné un mois en Suisse l’année précédente. Exactement soixante ans plus tard, il publiera, en helvétophile convaincu qu’il est depuis devenu, Une autre Suisse. Un essai qui, au moment de l’affaire des fonds juifs en déshérence, défendait l’idée d’un petit pays neutre devenu, durant la Seconde Guerre mondiale, un carrefour de la Résistance européenne.

Sur «Une autre Suisse»: Vibrant plaidoyer français pour une Suisse résistante