Quand son roman est sorti, en début d’année, Julie Guinand ne pouvait pas imaginer quelles résonances le confinement allait éveiller à la lecture de Survivante. Ce Journal d’une fin du monde s’inscrit dans la ligne des récits d’apocalypse qui forment aujourd’hui un genre en soi, mais sur un mode léger.

Dans la maison de vacances au bord du Doubs, une jeune auteure en retraite d’écriture se voit privée d’électricité et d’internet. Même les oiseaux se taisent. Une barrière mentale l’empêche de prendre son vélo (électrique) et d’aller voir ce qu’il se passe du côté de La Chaux-de-Fonds. Cette immobilité est étrange, car tous les projets de la jeune femme se trouvent suspendus. Elle est fâchée: sa carrière décollait, elle allait décrocher un contrat, on allait faire son portrait dans la presse locale… «De quoi ai-je peur exactement?» se demande-t-elle.