Une nouvelle aventure wagnérienne, issue du bicentenaire genevois de 2013, viendrait-elle se répéter au bout du lac? Non. Si le Léman Lyriques Festival s’appuie sur le compositeur allemand pour sa première édition, il évoluera sur les prochaines (Mahler puis Strauss). D’où est donc sortie l’idée d’une manifestation festivalière lyrique dans une ville où le classique est abondamment représenté?

De chocs musicaux, parcours de vie professionnelle ou rencontres vécues par le chef Daniel Kawka, qui fut bouleversé par le Tristan et Isolde mis en scène par Olivier Py et dirigé par Armin Jordan à Genève en 2005. Après la reprise à Nantes de la direction musicale de cette production, d’autres sont venues éblouir la carrière du Français. Les rencontres fertiles avec Georges Schürch (Cercle romand Richard Wagner) et Philippe Dinkel (HEM) ont fait le reste.

Transfrontalité, jeunesse et musique contemporaine

Voilà que le musicien revient aux sources lémaniques, avec son orchestre Ose! et 34 étudiants de la HEM, dans une programmation tournée vers la modernité, la transmission et le partage. Transfrontalité, jeunesse et musique contemporaine sont en effet les trois piliers de ce nouveau rendez-vous.

Comment s’organisera l’affaire? Les quatre soirées prévues du 5 au 9 novembre seront réparties entre la Salle centrale, le BFM, le Victoria Hall genevois et la Grange au Lac d’Evian. Sur le plan contemporain, les jeunes compositeurs Leonardo Marino et Benoît Menut entoureront le maître Michael Jarrell pour des créations à chaque concert.

Pour l’aspect plus prestigieux, Petra Lang interviendra avec Torsten Kerl dans des extraits de Tristan et de Siegfried. Et la grande Christa Ludwig, marraine du festival, sera à l’honneur de l’ouverture. Les musicologues Christian Merlin et Pierre Michot animeront une rencontre avec elle, et deux jeunes chanteuses issues de la HEM, Marion Grange et Soumaya Hallak, compléteront la soirée musicalement.

Quant à Olivier Py, il sera «présent» à travers des extraits de son texte Siegfried Nocturne, en accompagnement de la réduction de la Tétralogie par Lorin Maazel, Der Ring ohne Worte. A découvrir donc, wagnérophile ou non.


Genève et Evian: les 5, 6, 8 et 9 novembre. Renseignements au +33 678 88 16 03, ou sur le site de la manifestation (lien actif dès le 20 septembre).