Cinq témoignages accablants recueillis par des journalistes du site d’information Mediapart, ce mercredi, accusent Luc Besson d’avoir eu des comportements sexuels inadéquats. Ces confessions portent désormais à neuf le nombre de femmes accusant le réalisateur français. Sollicités à plusieurs reprises par le média, Luc Besson et son avocat n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

«Si ces femmes dénoncent des faits d’une gravité différente, leurs récits se recoupent sur plusieurs points. La plupart décrivent, a minima, des comportements déplacés, similaires et répétitifs de Luc Besson envers de très jeunes femmes travaillant, ou susceptibles de travailler avec lui», évoque Mediapart.

Témoignages appuyés par plusieurs documents

Les témoignages sont également accompagnés de certains documents. L’ex-assistante du réalisateur, qui affirme avoir subi trois relations sexuelles non consenties avec le cinéaste, a accompagné son douloureux récit d’une série de documents et de son agenda de l’époque. On aperçoit notamment sur un bout de papier quelques mots destinés à la jeune femme. Ils auraient été rédigés par Luc Besson.

Une note que Mediapart a pris le soin de faire analyser et comparer par une graphologue, et qui correspondrait bel et bien à l’écriture du réalisateur du Cinquième Elément.

Le cinéaste déjà visé par deux plaintes

En mai dernier, l’influent producteur français avait été visé par les accusations d’une comédienne, Sand Van Roy, qui avait porté plainte au lendemain d’un rendez-vous avec lui dans un palace parisien. Le réalisateur avait immédiatement dénoncé des «accusations fantaisistes».

L’actrice avait raconté aux enquêteurs entretenir une relation intime avec le cinéaste depuis environ deux ans et s’y être sentie obligée compte tenu de leurs rapports professionnels, selon une source proche de l’enquête et le témoignage de la plaignante dans les médias.

En juillet, cette comédienne belgo-néerlandaise avait déposé une deuxième plainte pour viols portant sur des faits commis antérieurement sur une période d’environ deux ans, selon une source proche du dossier.

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Le cinéaste français avait alors été entendu, en octobre dernier, en audition libre dans l’enquête ouverte à Paris. «Luc Besson a été entendu comme il l’avait demandé, il a répondu à toutes les questions et tous les aspects du dossier ont été explorés», avait déclaré à l’AFP son avocat Thierry Marembert.

Au vu des éléments à leur disposition, les enquêteurs avaient estimé qu’il n’était pas nécessaire à ce stade de placer Luc Besson en garde à vue ni de le confronter à la plaignante.