The Witcher commence très mal et continue mieux. Admettons-le, le premier épisode est l’un des plus stupides qu’il ait été donné de voir depuis dix ans. Ce mélange de royauté assez grotesque qui s’écroule, de salmigondis de mage à deux sous, de quête façon bazar avec les essentiels batailles sanglantes, seins nus et même ralenti sur une flèche – oui, en 2019 – touche le fond du médiéval fantastique de pacotille. Ensuite s’installe un monde qui se révèle guère captivant, mais qui ne manque pas d’originalité.

Lancée en grande pompe par Netflix, The Witcher est censée constituer le Game of Thrones (GoT) du service en ligne, raccourci journalistique qui doit servir les intérêts du diffuseur. Le manque au creux des tripes des amateurs de fantasy serait tel qu’il faut leur offrir une nouvelle dose, en attendant le Seigneur des anneaux d’Amazon, et la dérivée de GoT chez HBO. On est pourtant bien loin de Westeros.