La crise sanitaire perdure à l’échelle du globe, nous plongeant de fait dans un scénario familier des fictions apocalyptiques. Comme pour conjurer le mal, célébrons chaque semaine de l’été la catastrophe, genre prisé du cinéma et de la littérature.

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L’être humain domine sa planète, mais celle-ci a de puissants moyens de se rappeler à lui. Dans les romans et films catastrophes, la tectonique des plaques tourne à plein régime afin de multiplier les spectacles. Les amateurs ont connu des premiers frissons dans les années 1970 avec Tremblement de terre puis Avalanche, maladroit mais original.

Tornades et tempêtes

Les plaques recommencent à secouer dès le milieu des années 1990, pour ne plus se calmer. En 1996, Twister ouvre la voie des films de tornade. Les moyens informatiques permettent désormais de proposer un spectacle crédible, et amusant: la vache qui vole a marqué bien des esprits. Sur le plan du spectacle, l’original est dépassé par sa copie Black Storm, en 2014. A propos de tempête, en 2000, The Perfect Storm, avec George Clooney, prend appui sur un drame de marins pour pousser loin le pessimisme humain du désastre. Sept ans plus tard, La Grande Inondation, téléfilm boiteux mais soutenu par Robert Carlyle et David Suchet, imagine la submersion de Londres, et l’échec du grand barrage construit pour éviter une méga-crue.