La demande n’est pas surprenante. Dans une France où les citoyens attendent toujours beaucoup de l’Etat, la mise à disposition gratuite des masques de protection anti-Covid-19 est en passe de devenir un sujet majeur.

Lors de sa conférence de presse de rentrée le jeudi 27 août, le premier ministre Jean Castex a confirmé la généralisation du port obligatoire du masque dans les zones où le taux de personnes contaminées par le coronavirus dépasse les 50 pour mille, comme à Paris, en banlieue parisienne et à Marseille. Idem pour les écoles, qui feront leur rentrée le mardi 1er septembre. Elèves et enseignants devront tous être masqués, avec obligation de changer chaque jour, voire plusieurs fois par jour, leur protection antivirus, selon le type de masque utilisé. Soit une facture évaluée entre 20 et 30 euros par mois par le député de l’opposition Eric Ciotti, élu de droite à Nice, où un décret municipal impose le port du masque dans les rues depuis le 20 août: «Le coût des masques pénalise durement les populations les plus précaires. Pour garantir son égal accès à tous et la généralisation de son usage, j’appelle à sa gratuité», argumente-t-il.