La présidente du conseil d’administration de Genève Aéroport (AIG), Mme Corine Moinat, dans son texte d’opinion du 22 septembre, taxe d’«incantations» les préoccupations de la population genevoise exprimées via l’initiative populaire cantonale «Pour un pilotage démocratique de l’aéroport de Genève – Reprenons en main notre aéroport» (IN 163), sur laquelle la population est amenée à se prononcer le 24 novembre. En préambule, je relève qu’il n’y a rien d’incongru à ce que le développement d’un établissement du Grand Etat soit contrôlé par voie démocratique. L’IN 163 demande que l’Etat recherche un équilibre entre les enjeux économiques et les autres enjeux (art. 2), qu’il prenne les mesures adéquates pour limiter nuisances et pollution (art. 3) et que nos élus aient un droit de regard sur son développement (art. 4). Rien de plus n’est demandé par l’IN 163, le reste ne seraient qu’affabulations. Le contre-projet, quant à lui, enlève toute sa substance à cette initiative sans rien apporter de neuf.

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