Ancien capitaine de l’équipe de Suisse de football, docteur en psychologie et psychothérapeute, Lucio Bizzini a créé le premier syndicat suisse des joueurs de football, introduit en équipe nationale l’approche psychologique des matchs, et cofondé l’Association suisse de psychothérapie cognitive. Il intervient régulièrement dans Le Temps sur le sport.

Nous sommes à quelques semaines du redémarrage des principaux championnats de football. Il y a quelques mois, deux tendances opposées se dessinaient pour l’après-pandémie: retourner au plus vite à la gouvernance traditionnelle, en espérant que l’économie reparte comme avant, ou créer des conditions pour un changement radical avec de nouvelles règles de gouvernance, de fair-play, etc.

La Ligue des champions a pu s’achever dans un format inédit de «Final 8», avec des émotions (PSG – Atalanta), de la logique (le titre du Bayern Munich) ou encore de la combativité (la victoire de Lyon sur Manchester City). Sans le piment des spectateurs, mais de vrais matchs à l’enjeu évident, surtout joués sur une seule manche. Ce fut indéniablement une réussite. Ce qui n’empêche pas de réfléchir à l’avenir de la planète football.