«J’exclus l’idée d’un arrêt définitif parce que cela ouvrirait la porte à une série de contentieux. J’ai déjà sur ma table les avertissements de quelques clubs.» Dans les colonnes de La Repubblica du 15 avril dernier, Gabriele Gravina, le président de la Fédération italienne de football (FIGC), affirme être dos au mur. Malgré la situation inédite qu’a créée la pandémie de Covid-19, certains acteurs du football italien n’ont aucunement l’intention de faire des concessions. C’est notamment le cas de la Lazio, figée à la deuxième place du classement, à une longueur de la Juventus, depuis l’arrêt forcé de la Serie A après 26 journées, et qui insiste plus que d’autres pour conclure la saison.

Par l’intermédiaire de son porte-parole Arturo Diaconale, le club romain s’exprime presque quotidiennement dans les médias, sans prendre de pincettes, quitte à attiser les antipathies qu’il aimante déjà en temps normal. «La crainte est que ce championnat subisse le même sort que celui stoppé par la Grande Guerre et dont l’interruption devint, déjà, l’occasion de nier à la Lazio la reconnaissance d’un titre conquis sur le terrain. On se battra jusqu’au bout afin de pouvoir fêter, non pas un, mais deux titres en 2020», déclarait Diaconale sur sa page Facebook le 9 mars, jour où s’est déroulée la dernière rencontre de Serie A.