Dans une grande salle parée de drapeaux suisses, l’UDC est réunie à Brugg (AG) ce samedi pour son assemblée des délégués. Au programme, l’hymne national pour démarrer la journée en fanfare, mais aussi discours et débats contradictoires pour soutenir l’initiative de limitation du parti, qui souhaite mettre un terme à la libre circulation des personnes avec l’UE.

Les sections cantonales adopteront également des consignes de vote concernant les autres objets de votations soumis au peuple le 27 septembre: la révision de la loi sur la chasse, l’augmentation des déductions fiscales pour les frais de garde des enfants, le congé paternité et l’acquisition de nouveaux avions de chasse. Le comité national s’est déjà prononcé en faveur de chacune de ces thématiques, à l’exception du congé paternité.

Enfin, en début d’après-midi, l’UDC élira son nouveau président. A la recherche d’un nouveau souffle, le comité national du parti a décidé à l’unanimité ce vendredi de recommander à ce poste le Conseiller aux états tessinois Marco Chiesa. Premier UDC à représenter le Tessin au Conseil des Etats, cet ancien directeur d’EMS avait tout d’abord refusé de se présenter. Au grand soulagement de son parti en mal de candidat, il a par la suite changé d’avis. S’il est approuvé par les délégués, il remplacera le Conseiller national bernois Albert Rösti, président du parti depuis 2016.

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A l’ouverture du meeting, ce dernier a appelé ses camarades à la prudence sanitaire. «Je dois vous demander de la discipline. Imaginez si nous sommes tous en quarantaine la semaine prochaine. Certains seraient contents, mais pas la population suisse, qui a besoin de nous.» Dans la salle, malgré un âge moyen relativement élevé, il est cependant difficile d’apercevoir le moindre délégué masqué.