Sur l’étendage, le linge sèche au soleil. Même si l’on se trouve à près de 1600 mètres d’altitude, la chaleur est étouffante en cette fin de juillet à Glarey, à quelques encablures du col du Sanetsch. Sur la terrasse du chalet, Prune, Persil et Ciboulette, les trois poules accompagnées du coq Titus nous accueillent, juste avant que Michèle ne sorte du mayen. Jean-François, lui, est venu à notre rencontre quelques centaines de mètres plus bas, sur la route en terre, pour nous indiquer le chemin.

Depuis 2010, Michèle s’est installée dans le chalet familial, construit dans les années 1870, réalisant ainsi son rêve, qui lui trottait dans la tête depuis sa plus tendre enfance et les vacances passées dans ce lieu avec sa grand-mère. Jean-François l’a rejoint en 2014, pour y vivre à l’année. Et ce malgré la fermeture de la route, trois kilomètres en contrebas durant la saison hivernale, qui à cette altitude peut durer six mois.